Pouvons-nous vraiment nous défendre ? Déconstruire les idées reçues sur l’autodéfense féminine

par | Juil 7, 2025 | Uncategorized

En cas d’agression, le cerveau peut littéralement se mettre en veille. Cette réaction touche jusqu’à 70 % des victimes de violences sexuelles (Source : INSERM).
Pourtant, elle reste largement mal comprise, voire jugée.

Ce que disent les chiffres : une réalité passée sous silence

  • 94 000 femmes déclarent être violées ou presque violées chaque année en France (INSEE).
  • Moins de 10 % portent plainte.
  • Moins de 1 % des agressions donnent lieu à une condamnation (Source : Public Sénat, 2024).
  • Dans plus de 8 cas sur 10, l’agresseur est une personne que la victime connaît.

Ces chiffres montrent que la vraie question n’est pas « Pourquoi n’a-t-elle pas riposté ? » mais plutôt « Pourquoi est-ce encore elle qui doit s’expliquer ? »

Autodéfense : bien plus que des coups de poing

Aujourd’hui, de nombreux formateurs proposent une vision plus large et plus réaliste de l’autodéfense féminine :

  • Dire non clairement, sans s’excuser.
  • Établir des limites verbales.
  • Partir sans culpabilité.
  • Pratiquer des techniques simples et efficaces.
  • Travailler sur la posture, la respiration et l’état d’esprit.
  • Connaître ses droits, ses options et savoir comment demander de l’aide.

Comme le dit l’instructrice Céline :
« La légitime défense ne consiste pas nécessairement à frapper. Il s’agit de se réapproprier son corps, ses émotions et ses choix. »

Un outil d’autonomisation et de fraternité

Les cours d’autodéfense pour femmes sont aussi des espaces de guérison collective :

  • Partage d’expériences.
  • Soutien mutuel et autonomisation.
  • Retrouver confiance après un traumatisme.

Certaines femmes, comme Anne-Françoise, 72 ans, le décrivent comme un tournant dans leur vie :
« J’ai réalisé que je pouvais encore apprendre à me défendre. C’est une force que personne ne peut me voler. »

Conclusion : oui, les femmes peuvent se défendre, mais pas comme dans les films

La légitime défense ne signifie pas toujours riposter.

Parfois, il s’agit de dire non.
Ou de ne pas répondre.
Ou de s’enfuir.
Ou simplement de survivre.

C’est aussi revendiquer le droit de ne pas être toujours en état d’alerte.
L’autodéfense des femmes est une compétence, mais aussi un droit.