Prouver que l’on n’a pas consenti pourrait détourner l’attention des actions de l’agresseur.
Un autre problème :
Le consentement peut être déformé dans des relations de pouvoir déséquilibrées (par exemple, contrôle psychologique, hiérarchie au travail, dépendance financière…).
Qu’en est-il des autres pays ?
- Suède (2018) : adoption d’une loi sur le consentement → augmentation des plaintes et des condamnations, soutenue par une importante campagne de sensibilisation.
- Espagne (2022) : adoption d’une loi similaire après le scandale « La Manada » → sensibilisation importante du public, mais application incohérente.
- Royaume-Uni / Canada : le consentement fait partie de la loi, mais peu de progrès à signaler en raison de manque de formation et de ressources pour le système judiciaire.
Un pas en avant symbolique… mais insuffisant à lui seul
Cette réforme envoie un message clair :
Les rapports sexuels sans consentement sont un viol.
Mais sans changement plus profond :
- Dans le système judiciaire, pour soutenir les victimes et former les juges.
- Dans les mentalités, pour éradiquer la culture du viol.
- Dans le financement, pour assurer une application efficace…
… ce ne sera pas suffisant.
Conclusion : une loi utile, mais pas une solution magique
Bonne idée : elle clarifie le droit, met la France en conformité avec les normes internationales et offre une meilleure protection à certaines victimes.
Mais attention : une mauvaise mise en œuvre pourrait finir par mettre davantage l’accent sur la victime plutôt que sur l’agresseur.
La clé ?
- Plus de justice
- Plus de prévention
- Un changement culturel pour déraciner la culture du viol
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Cette loi peut-elle réellement changer les choses ? Ou devons-nous aller plus loin ?
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