par admin | Juil 7, 2025 | Uncategorized
Prouver que l’on n’a pas consenti pourrait détourner l’attention des actions de l’agresseur.
Un autre problème :
Le consentement peut être déformé dans des relations de pouvoir déséquilibrées (par exemple, contrôle psychologique, hiérarchie au travail, dépendance financière…).
Qu’en est-il des autres pays ?
- Suède (2018) : adoption d’une loi sur le consentement → augmentation des plaintes et des condamnations, soutenue par une importante campagne de sensibilisation.
- Espagne (2022) : adoption d’une loi similaire après le scandale « La Manada » → sensibilisation importante du public, mais application incohérente.
- Royaume-Uni / Canada : le consentement fait partie de la loi, mais peu de progrès à signaler en raison de manque de formation et de ressources pour le système judiciaire.
Un pas en avant symbolique… mais insuffisant à lui seul
Cette réforme envoie un message clair :
Les rapports sexuels sans consentement sont un viol.
Mais sans changement plus profond :
- Dans le système judiciaire, pour soutenir les victimes et former les juges.
- Dans les mentalités, pour éradiquer la culture du viol.
- Dans le financement, pour assurer une application efficace…
… ce ne sera pas suffisant.
Conclusion : une loi utile, mais pas une solution magique
Bonne idée : elle clarifie le droit, met la France en conformité avec les normes internationales et offre une meilleure protection à certaines victimes.
Mais attention : une mauvaise mise en œuvre pourrait finir par mettre davantage l’accent sur la victime plutôt que sur l’agresseur.
La clé ?
- Plus de justice
- Plus de prévention
- Un changement culturel pour déraciner la culture du viol
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Cette loi peut-elle réellement changer les choses ? Ou devons-nous aller plus loin ?
Nous aimerions connaître votre avis. Partagez votre opinion dans les commentaires.
par admin | Juil 7, 2025 | Uncategorized
Que se passe-t-il dans le cerveau ?
- L’amygdale détecte le danger et déclenche un stress intense : poussée d’adrénaline, de cortisol, etc.
- Le cortex préfrontal, qui gère la réflexion et la prise de décision, s’arrête.
- Le résultat : le corps entre en « mode gel », comme s’il se mettait en veille pour survivre.
Cette réaction est fréquente dans les cas de violence sexuelle. C’est un phénomène bien documenté en neurosciences et fréquemment observé chez les victimes (Sources : France Culture, Psychologue.net, EMDR79).
Témoignages de congélation
- « J’avais envie de crier, mais aucun son ne sortait. Je me sentais prisonnière de mon propre corps. » Camille, 23 ans
- « Je criais dans ma tête, mais dehors… rien. » Samira, 34 ans
Vers une reconnaissance juridique ?
Un projet de loi, dirigé par la députée Sabrina Sebaihi, suggère de reconnaître le gel comme une forme de coercition dans la définition juridique du viol (Source : Nice-Matin).
Actuellement, la loi exige des signes visibles de résistance physique (comme crier, fuir). Mais le gel empêche toute réaction.
Reconnaître cela permettrait de :
- Mieux protéger les victimes.
- Adapter les normes juridiques de preuve à la réalité neurologique.
- Enlever la culpabilité de ceux qui n’ont pas su réagir.
Ce que vous devez retenir
- Ne pas crier ne signifie jamais donner son consentement.
- Le gel est une réaction neurologique normale et automatique.
- Il est temps pour la justice et la société de le reconnaître pleinement.
Et maintenant ?
- Sensibiliser dans vos cercles.
- Former les professionnels dans les domaines de la santé, de la justice et de l’éducation.
- Écouter les victimes avec empathie, sans jugement.
Un corps gelé ne « faisait rien ».
Il survivait.
par admin | Juil 7, 2025 | Uncategorized
En cas d’agression, le cerveau peut littéralement se mettre en veille. Cette réaction touche jusqu’à 70 % des victimes de violences sexuelles (Source : INSERM).
Pourtant, elle reste largement mal comprise, voire jugée.
Ce que disent les chiffres : une réalité passée sous silence
- 94 000 femmes déclarent être violées ou presque violées chaque année en France (INSEE).
- Moins de 10 % portent plainte.
- Moins de 1 % des agressions donnent lieu à une condamnation (Source : Public Sénat, 2024).
- Dans plus de 8 cas sur 10, l’agresseur est une personne que la victime connaît.
Ces chiffres montrent que la vraie question n’est pas « Pourquoi n’a-t-elle pas riposté ? » mais plutôt « Pourquoi est-ce encore elle qui doit s’expliquer ? »
Autodéfense : bien plus que des coups de poing
Aujourd’hui, de nombreux formateurs proposent une vision plus large et plus réaliste de l’autodéfense féminine :
- Dire non clairement, sans s’excuser.
- Établir des limites verbales.
- Partir sans culpabilité.
- Pratiquer des techniques simples et efficaces.
- Travailler sur la posture, la respiration et l’état d’esprit.
- Connaître ses droits, ses options et savoir comment demander de l’aide.
Comme le dit l’instructrice Céline :
« La légitime défense ne consiste pas nécessairement à frapper. Il s’agit de se réapproprier son corps, ses émotions et ses choix. »
Un outil d’autonomisation et de fraternité
Les cours d’autodéfense pour femmes sont aussi des espaces de guérison collective :
- Partage d’expériences.
- Soutien mutuel et autonomisation.
- Retrouver confiance après un traumatisme.
Certaines femmes, comme Anne-Françoise, 72 ans, le décrivent comme un tournant dans leur vie :
« J’ai réalisé que je pouvais encore apprendre à me défendre. C’est une force que personne ne peut me voler. »
Conclusion : oui, les femmes peuvent se défendre, mais pas comme dans les films
La légitime défense ne signifie pas toujours riposter.
Parfois, il s’agit de dire non.
Ou de ne pas répondre.
Ou de s’enfuir.
Ou simplement de survivre.
C’est aussi revendiquer le droit de ne pas être toujours en état d’alerte.
L’autodéfense des femmes est une compétence, mais aussi un droit.