Pourquoi ne crions-nous pas quand nous sommes attaqués ?

par | Juil 7, 2025 | Uncategorized

Que se passe-t-il dans le cerveau ?

  • L’amygdale détecte le danger et déclenche un stress intense : poussée d’adrénaline, de cortisol, etc.
  • Le cortex préfrontal, qui gère la réflexion et la prise de décision, s’arrête.
  • Le résultat : le corps entre en « mode gel », comme s’il se mettait en veille pour survivre.

Cette réaction est fréquente dans les cas de violence sexuelle. C’est un phénomène bien documenté en neurosciences et fréquemment observé chez les victimes (Sources : France Culture, Psychologue.net, EMDR79).

Témoignages de congélation

  • « J’avais envie de crier, mais aucun son ne sortait. Je me sentais prisonnière de mon propre corps. » Camille, 23 ans
  • « Je criais dans ma tête, mais dehors… rien. » Samira, 34 ans

Vers une reconnaissance juridique ?

Un projet de loi, dirigé par la députée Sabrina Sebaihi, suggère de reconnaître le gel comme une forme de coercition dans la définition juridique du viol (Source : Nice-Matin).
Actuellement, la loi exige des signes visibles de résistance physique (comme crier, fuir). Mais le gel empêche toute réaction.

Reconnaître cela permettrait de :

  • Mieux protéger les victimes.
  • Adapter les normes juridiques de preuve à la réalité neurologique.
  • Enlever la culpabilité de ceux qui n’ont pas su réagir.

Ce que vous devez retenir

  • Ne pas crier ne signifie jamais donner son consentement.
  • Le gel est une réaction neurologique normale et automatique.
  • Il est temps pour la justice et la société de le reconnaître pleinement.

Et maintenant ?

  • Sensibiliser dans vos cercles.
  • Former les professionnels dans les domaines de la santé, de la justice et de l’éducation.
  • Écouter les victimes avec empathie, sans jugement.

Un corps gelé ne « faisait rien ».
Il survivait.