Lunettes connectées : filmer sans consentement

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Une paire de lunettes posée sur une table, un petit point lumineux sur la branche

Les lunettes connectées rendent la captation d’images et de sons plus discrète : il n’est plus nécessaire de sortir son téléphone pour enregistrer. Cette discrétion peut faciliter des usages abusifs, notamment lorsqu’une personne filme quelqu’un à son insu.

Des enquêtes en cours

Le 18 septembre 2026, le parquet de Paris a ouvert des enquêtes après des plaintes visant des faits présumés de harcèlement sexuel impliquant des lunettes connectées. Des femmes auraient été filmées dans la rue sans leur consentement, avant que des vidéos ne soient diffusées en ligne. La CNIL a également indiqué avoir reçu près de dix plaintes liées à un usage abusif de ces dispositifs en milieu professionnel. Ces affaires font l’objet d’enquêtes : aucune condamnation n’est établie à ce stade.

Ce que dit le droit

En droit français, l’article 226-1 du Code pénal punit d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende la captation, l’enregistrement ou la transmission, sans consentement, de l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé. Lorsque les images ont un caractère sexuel et sont diffusées sans accord, l’article 226-2-1 peut prévoir jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 € d’amende.

La rue est toutefois un lieu public : toute captation dans l’espace public ne relève pas automatiquement de l’article 226-1. La qualification pénale dépend des faits, du contenu, de la diffusion et des circonstances.

Ce que recommande la CNIL

La CNIL recommande d’informer les personnes proches lorsque les lunettes sont utilisées, de désactiver les fonctions de captation dès qu’elles ne sont plus nécessaires et d’obtenir leur consentement avant de publier une photo ou une vidéo sur les réseaux sociaux.

Sources de référence